Volumes de fret, une stabilité des prix parmi des variables de transport instables

25 juin 2018

Le fret maritime et aérien est toujours en hausse depuis le début de l’année 2018 en raison de la forte croissance de l’année précédente. Mais des baisses soudaines ainsi que des facteurs variables - dont le prix du pétrole - soulèvent des questions en ce milieu d’année.

Les volumes globaux de fret aérien et maritime ont continué d’augmenter en 2018, bénéficiant en partie d’une croissance robuste enregistrée au cours des quatre derniers mois de 2017. Les baisses de cette activité inattendue en mars et avril ont provoqué des ajustements de taux parmi les transporteurs. Cependant, la hausse du prix du pétrole a également soulevé des questions concernant la gestion des prix du transport pour les mois à venir.

L’activité maritime a eu des résultats mitigés après le début de l’année 2018 qui a été spectaculaire. Alimenté par le pic des exportations annuelles avant le nouvel an chinois, le premier trimestre de 2018 a connu une augmentation des volumes d’environ 4 %, ainsi que de légères hausses de taux. Les groupes maritimes se sont également adaptés à de nouvelles capacités de livraisons d’environ 1,6 millions d’EVP pour l’année complète - dont la plupart était prévue pour le premier semestre - afin de répondre globalement à la demande.

Cependant, en avril, les flux depuis la Chine ont baissé, entraînant une chute des taux. A titre d’exemple, les prix sur les axes Asie-Europe ont baissé de 19 % et les échanges Asie-Amérique latine ont diminué de 50 %. Mais les avantages liés aux coûts pour les sociétés d’exportation et d’importation ont cependant été éphémères,  les volumes et les taux ayant rebondi en mai. Les estimations maritimes, légèrement en chute et revues, prévoient dorénavant une croissance de la demande de 4,5 % en 2018, dépassant sensiblement l’augmentation attendue de 4,2 % de la capacité de transport.

Mais d’autres facteurs obscurcissent ces perspectives pour les clients.

L'un d’eux est le pétrole, dont le prix a augmenté d’environ 20 % depuis le début de l’année. Cela a contraint les transporteurs à appliquer une surtaxe de carburant d’urgence de 100 $ par conteneur en plus des taux négociés. En cherchant à répercuter ces coûts pétroliers aux clients, le mouvement risque de créer des tensions avec les clients ayant passés des contrats à long termes.

Le deuxième facteur provient de la grande consolidation du secteur ces dernières années, les sociétés fusionnées et celles associées à des partenariats cherchant à maximiser les économies d’échelle. La fréquence des dessertes a ralenti et s’est organisée autour de cycles de demande. Cela a entrainé une augmentation des charges utiles par volume et par navire, créant un pic de surcharge des services portuaires.

« L’engorgement dans les ports provoque des retards pour le déchargement et le transport des marchandises, ce qui génère des coûts supplémentaires d’exploitation et de stockage pour les compagnies maritimes », explique Anne-Sophie Fribourg, Directrice des achats de fret maritimes pour Bolloré Logistics à Paris. « La surabondance, qui cause des retards, engendre également des complications dans le transport routier et la livraison, ce qui se traduit par une baisse de la  qualité de service pour les clients. »

En tenant uniquement compte du 1er trimestre, la fiabilité des délais est descendue de 8,1 % dans tout le secteur par rapport à la même période en 2017. De plus, les délais perturbent les plans de chaîne d’approvisionnement des clients, créent de nouveaux coûts d’exploitation qui affaiblissent les résultats des transporteurs maritimes et soulèvent des questions concernant la façon dont ces problèmes seront traités dans les prochains mois.

« Il n’y a pas une seule grande préoccupation préjudiciable mais plusieurs domaines pour lesquels il est difficile de prévoir de futurs développements », déclare Mme Fribourg. « Voilà pourquoi nous apercevons une hausse modérée et une stabilité des taux pour 2018, mais nous garderons un œil sur la façon dont ces autres facteurs influenceront le coût et le service pour les clients. »

En comparaison, le secteur aérien a connu des perturbations moins marquées, mais des mouvements qui ont toutefois ralenti par rapport au boom des volumes de 9 % en 2017. Les hausses en janvier sont passées à environ 12 % par rapport à l’année précédente, mais la croissance générale du 1er trimestre a ralenti à 5,4 %, suivi d’un effondrement de 1,7 % en mars. Cette baisse a été associée aux détaillants qui parvenaient à la fin d'un cycle de réapprovisionnement. Une remontée partielle en avril a cependant été atténuée par l’activité de dragage en Europe, qui a connu une série de jours fériés en semaine, en mai.

Claude Picciotto, Directeur des achats de fret aérien pour Bolloré Logistics à Paris, déclare que la plupart des contrats à long termes ont permis à la plupart des clients d’éviter la mise en place de taux émanant de la fluctuation des volumes. Il ajoute que même la plupart des transporteurs sont passés au travers d'une dégradation opérationnelle importante en déplaçant  les volumes par intermittence de rotation.

« De façon générale, et malgré le ralentissement important de la croissance des volumes à la fin 2017, l’activité est toujours soutenue, en grande partie grâce au e-commerce », déclare M. Picciotto sur le commerce en ligne, qui a contribué à une expansion de 4,6 % du commerce international cette année. « Les volumes sur les axes américains sont toujours positifs. Nous pensons donc que l’année 2018 devrait rester modérément positive. »

Comme pour les voies maritimes, les coûts à moyen termes du fret aérien dépendront de la hausse continue du prix du pétrole, ou de sa baisse, comme c’est le cas depuis ces derniers mois.

« Ces coûts n’ont pas été réellement ressentis par les clients de par la façon dont les contrats à plus long termes ont été établis, mais les transporteurs s’en déchargeront si le prix du pétrole reste aussi élevés ou augmente », déclare M. Picciotto. « Cela sera notre priorité pour le deuxième semestre de l’année. »

Chiffres clefs
  • 20%

    Le Boeing 787 et l'Airbus A350 sont plus économes en carburant

  • 70%

    de la population mondiale urbanisée en 2050

  • 27

    mégapoles contre 19 attendues d'ici à 2050, avec au moins 10 millions de personn...

  • +18,4%

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  • 82%

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  • 1 milliard

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  • 60%

    de la population de l'Afrique sera urbanisée d'ici 2050

  • 7,5%

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  • 19 224 teus

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