Fin d’année 2019 calme pour le fret, dans un contexte d’incertitude et de ralentissement économique généralisé

7 février 2020

La croissance en volume du fret aérien et maritime au quatrième trimestre n’a pas inversé la tendance observée jusque-là en 2019, les espoirs d’amélioration en 2020 étant assombris par des facteurs imprévisibles.

Les volumes de fret aérien et maritime au dernier trimestre 2019 ont largement fait écho aux niveaux décevants constatés plus tôt dans l'année. Le ralentissement de la croissance économique mondiale, les incertitudes géopolitiques et la réaction à la menace du coronavirus ont contribué à la chute des flux de marchandises. Alors que les prévisions tablent sur une amélioration en 2020 et au-delà, ces mêmes facteurs, largement incontrôlables, conditionneront la naissance d'une véritable reprise.

Compte tenu de la forte hausse des exportations au quatrième trimestre 2018, alimentée par la hâte de livrer les marchandises avant l'entrée en vigueur des droits de douane prévus pour 2019, peu d'observateurs s'attendaient à ce que le quatrième trimestre de cette année se montre aussi performant. Cette prudence s'est avérée judicieuse. Une croissance mondiale étonnamment faible, des tensions commerciales croissantes entre les États-Unis et la Chine, des troubles au Moyen-Orient et des perturbations dues à la peur du coronavirus ont encore accentué le fléchissement du quatrième trimestre en termes annuels.

Il a ainsi été possible d'observer une modeste hausse de 2,3 % des volumes maritimes au quatrième trimestre, contre plus de 3 % pour la même période en 2018. Également en berne, le fret aérien a enregistré des capacités mensuelles de 1,1 % à plus de 4 % inférieures à celles de l'année précédente. Ce dernier trimestre s'est montré légèrement meilleur que le troisième, selon les experts, sans pour autant réussir à sortir 2019 de son marasme.

« Pendant une semaine en novembre, nous avons observé une hausse prometteuse des volumes, mais elle s'est rapidement dissipée », explique Claude Picciotto, Directeur des achats de fret aérien pour Bolloré Logistics à Paris. « Avec le ralentissement des différentes économies et de la consommation, il n'y a eu guère de grands lancements de produits ni d'essor majeur des exportateurs. Ces derniers attendent des signes d'amélioration. »

Ils n'en ont observé aucun au quatrième trimestre. L'économie américaine a seulement enregistré une croissance de 2,1 %, contre 2,6 % un an auparavant, en raison de la baisse de la consommation. La croissance en zone Euro n'a été que de 0,1 %, en partie à cause du fléchissement de l'économie, dans le contexte des mouvements sociaux qui éclatent actuellement en France. Les perturbations causées par la propagation du coronavirus en Chine ont ajouté aux inquiétudes.

Les prévisions suggèrent toutefois que cette situation devrait en partie s'améliorer en 2020. Le Fonds Monétaire International et les Nations Unies prévoient une croissance économique mondiale de 2,5 à 3,3 % en 2020, et de 2,7 à 3,4 % en 2021.

Les exportateurs peuvent également trouver des raisons d'être optimistes ailleurs. En décembre, par exemple, les États-Unis et la Chine ont convenu d'une première phase d'accord commercial supprimant des milliards de dollars de droits de douane initialement prévus et instaurant un cadre permettant de résoudre les différends sous-jacents. Pendant ce temps, en Europe, trois années de psychodrame autour du Brexit touchent à leur fin, les négociateurs cherchant à obtenir un accord de divorce à l'amiable avant la fin de l'année.

« Aussi morose qu'ait pu être l'activité au quatrième trimestre et durant l'année 2019, nous avons le sentiment que le pire est peut-être derrière nous », commente Anne-Sophie Fribourg, Directrice des achats de fret maritime pour Bolloré Logistics à Paris. « Et même au quatrième trimestre, plusieurs opportunités considérables demeuraient pour les entreprises prêtes et désireuses d'en profiter. »

Mme Fribourg cite la hausse de 7 % des volumes sur les échanges Europe-Asie, due en partie à la crise du porc en Chine et à la demande d'importation qui en résulte. Dans le ciel, les transporteurs européens ont enregistré en novembre une croissance impressionnante de 23 % des TKM (tonnes-kilomètres de marchandises) au niveau mondial, malgré la stagnation des taux dans les autres régions. « Cette hausse a en partie été stimulée par les exportations de vin et d'autres biens visés par les droits de douane américains imminents », explique M. Picciotto.

Malgré l'amélioration attendue pour 2020, les exportations continueront à ressentir plusieurs secousses. Pour commencer, M. Picciotto note que la reprise des affrontements entre les États-Unis et l'Iran (sans oublier la situation volatile au Moyen-Orient en général) continuera de susciter des inquiétudes quant à la fiabilité des flux et le cours du pétrole.

Il en va de même pour les transporteurs maritimes. Non seulement leur exploitation s'appuie sur des carburants à base de produits pétroliers, mais ils commencent en outre à répercuter les coûts induits par l'achat de gaz plus propre et la modernisation des moteurs dans le cadre de la réglementation IMO 2020 visant à réduire les émissions de carbone. Ces surtaxes, qui s'ajoutent aux récentes annulations de traversées pour maintenir les tarifs en réduisant la capacité, ont conduit le cabinet de conseil maritime Drewry à prévoir une augmentation de 7 % pour les clients de fret tout inclus rien qu'en 2020.

« Et nous n'en sommes qu'au début, car la réglementation IMO 2020 ne marque que la première étape vers l'objectif ultime de décarbonisation du transport maritime », déclare Mme Fribourg.

Selon elle, le recours accru aux annulations de traversées face à la peur du coronavirus (et la diminution de la production des usines chinoises et des exportations qui en résulte) pourrait se développer si la menace sanitaire s'aggrave.

« En termes macroéconomiques, il y a des raisons de s'attendre à une amélioration générale en 2020 », déclare Mme Fribourg. « Mais les variables vont continuer à changer, et nous devons surveiller l'évolution des facteurs imprévisibles. »

Chiffres clefs
  • 20%

    Le Boeing 787 et l'Airbus A350 sont plus économes en carburant

  • 70%

    de la population mondiale urbanisée en 2050

  • 27

    mégapoles contre 19 attendues d'ici à 2050, avec au moins 10 millions de personn...

  • +18,4%

    croissance pour le E-commerce en Europe en 2015

  • 82%

    des marchandises sont transportées par route

  • 1 milliard

    Population en Afrique

  • 60%

    de la population de l'Afrique sera urbanisée d'ici 2050

  • 7,5%

    de croissance du PIB indien en 2014

  • 4,9%

    de croissance du PIB Africain en 2016

  • 6,1%

    la plus forte croissance au monde du PIB en Asie de l'Est

  • 19 224 teus

    transportés par le MSC Oscar, le plus grand porte-conteneurs dans le monde

  • 396 m

    est la taille du navire MSC Oscar

  • 120 h

    est le record de vol non-stop fait par Solar Impulse

  • 4,5%

    de croissance en 2015 pour la demande mondiale de fret aérien

  • 20%

    Le Boeing 787 et l'Airbus A350 sont plus économes en carburant

  • 70%

    de la population mondiale urbanisée en 2050

  • 27

    mégapoles contre 19 attendues d'ici à 2050, avec au moins 10 millions de personn...

  • +18,4%

    croissance pour le E-commerce en Europe en 2015

  • 82%

    des marchandises sont transportées par route

  • 1 milliard

    Population en Afrique

  • 60%

    de la population de l'Afrique sera urbanisée d'ici 2050

  • 7,5%

    de croissance du PIB indien en 2014

  • 4,9%

    de croissance du PIB Africain en 2016

  • 6,1%

    la plus forte croissance au monde du PIB en Asie de l'Est

  • 19 224 teus

    transportés par le MSC Oscar, le plus grand porte-conteneurs dans le monde

  • 396 m

    est la taille du navire MSC Oscar

  • 120 h

    est le record de vol non-stop fait par Solar Impulse

  • 4,5%

    de croissance en 2015 pour la demande mondiale de fret aérien

  • 20%

    Le Boeing 787 et l'Airbus A350 sont plus économes en carburant

  • 70%

    de la population mondiale urbanisée en 2050

  • 27

    mégapoles contre 19 attendues d'ici à 2050, avec au moins 10 millions de personn...

  • +18,4%

    croissance pour le E-commerce en Europe en 2015

  • 82%

    des marchandises sont transportées par route

  • 1 milliard

    Population en Afrique

  • 60%

    de la population de l'Afrique sera urbanisée d'ici 2050

  • 7,5%

    de croissance du PIB indien en 2014

  • 4,9%

    de croissance du PIB Africain en 2016

  • 6,1%

    la plus forte croissance au monde du PIB en Asie de l'Est

  • 19 224 teus

    transportés par le MSC Oscar, le plus grand porte-conteneurs dans le monde

  • 396 m

    est la taille du navire MSC Oscar

  • 120 h

    est le record de vol non-stop fait par Solar Impulse

  • 4,5%

    de croissance en 2015 pour la demande mondiale de fret aérien

  • 20%

    Le Boeing 787 et l'Airbus A350 sont plus économes en carburant

  • 70%

    de la population mondiale urbanisée en 2050

  • 27

    mégapoles contre 19 attendues d'ici à 2050, avec au moins 10 millions de personn...

  • +18,4%

    croissance pour le E-commerce en Europe en 2015

  • 82%

    des marchandises sont transportées par route

  • 1 milliard

    Population en Afrique

  • 60%

    de la population de l'Afrique sera urbanisée d'ici 2050

  • 7,5%

    de croissance du PIB indien en 2014

  • 4,9%

    de croissance du PIB Africain en 2016

  • 6,1%

    la plus forte croissance au monde du PIB en Asie de l'Est

  • 19 224 teus

    transportés par le MSC Oscar, le plus grand porte-conteneurs dans le monde

  • 396 m

    est la taille du navire MSC Oscar

  • 120 h

    est le record de vol non-stop fait par Solar Impulse

  • 4,5%

    de croissance en 2015 pour la demande mondiale de fret aérien